Briser les barrières invisibles en santé mentale
Le Réseau de santé Vitalité a créé un poste de responsable de la stigmatisation structurelle et du rétablissement en santé mentale. Unique au pays, ce poste vise à améliorer l’accès aux services ainsi que la qualité des soins offerts aux personnes vivant avec un problème de santé mentale ou un trouble lié à l’utilisation de substances.
La stigmatisation structurelle se manifeste lorsque des préjugés, des croyances ou des façons de faire s’intègrent, parfois de manière inconsciente, aux politiques, aux procédures et à la prestation des services. Elle peut entraîner des obstacles à l’accès aux soins et services, allonger les délais, susciter un sentiment de jugement ou de honte, et, ultimement, dissuader certaines personnes de demander de l’aide.
Le Réseau souhaite ainsi favoriser une réflexion collective sur les pratiques, le langage utilisé et les attitudes qui peuvent influencer l’expérience des patients. Des ateliers de sensibilisation sont notamment développés afin d’aider les équipes à reconnaître les formes de stigmatisation, à mieux comprendre leurs effets et à créer des milieux empreints de dignité, d’écoute et de respect.
Les efforts du Réseau ont d’ailleurs été reconnus par la Commission de la santé mentale du Canada dans son plus récent rapport sur la stigmatisation structurelle intersectionnelle. Le rapport cite l’approche du Réseau de santé Vitalité comme un exemple de leadership organisationnel favorisant des changements systémiques et une meilleure prise en compte des facteurs qui influencent l’expérience de soins.