Les visites pour des cas moins urgents en baisse dans les services d’urgence
Réseau de santé Vitalité, le mardi 3 février 2026 – Au cours des derniers mois, les services d’urgence des hôpitaux du Réseau ont été davantage sollicités pour répondre à des situations nécessitant réellement des soins immédiats.
Une diminution des visites à l’urgence pour des besoins moins urgents, appelées visites de niveaux 4 et 5, a été observée. Ces situations concernent des problèmes de santé qui peuvent souvent être pris en charge par sa ou son médecin de famille, ou encore par une infirmière praticienne ou un infirmier praticien.
La proportion de ces visites est passée de 58 % en novembre 2024 à 49 % en décembre 2025.
« Cela signifie que de plus en plus de personnes reçoivent des soins ailleurs qu’à l’urgence pour des besoins moins urgents. C’est un signe que l’accès aux soins de santé primaires s’améliore dans nos communautés », se réjouit la Dre France Desrosiers, présidente-directrice générale.

Le Réseau de santé Vitalité appuie désormais 30 équipes locales de santé familiale réparties dans ses quatre zones. Ces équipes ont accueilli près de 41 000 patientes et patients dans leur patientèle. Ce modèle repose sur la collaboration entre différentes professionnelles et différents professionnels de la santé afin d’offrir à la population un accès plus rapide aux soins de santé primaire.
À ce jour, 22 équipes sont en mesure d’offrir un accès rapide pour les urgences mineures, ce qui contribue à diminuer la pression exercée sur les services d’urgence hospitaliers.
« Quand les services d’urgence sont moins engorgés, les équipes peuvent mieux se concentrer sur les véritables urgences. Les patientes et les patients ayant des besoins moins pressants reçoivent ainsi des soins mieux adaptés à leur situation, dans un environnement approprié », explique la Dre Desrosiers.
Les indicateurs d’amélioration du système, notamment en ce qui concerne l’accès aux services d’urgence, sont maintenant publiés chaque trimestre.
On y trouve, entre autres, le temps moyen pour consulter un médecin selon le niveau de triage, ainsi que le délai entre la décision d’admission et l’obtention d’un lit hospitalier approprié. Le Réseau s’est également engagé à publier le délai écoulé avant le triage.
« Nous souhaitons que la population puisse suivre nos progrès et comprendre les défis auxquels nous faisons face. Nous menons des projets dans nos services afin d’améliorer les processus, mais les délais observés dans les urgences reflètent surtout les pressions exercées sur l’ensemble du système », souligne la Dre Desrosiers. « Le service d’urgence ne peut plus être la principale porte d’entrée, et nous poursuivrons nos efforts en ce sens. Je félicite nos équipes pour leur engagement quotidien à améliorer le fonctionnement de nos hôpitaux et l’accès aux soins dans la communauté », ajoute-t-elle.